onsciente du privilège exceptionnel que constitue l’exploitation
de terroirs
aussi remarquables, toute l’équipe s’efforce donc d’en
préserver toutes
les qualités.
Le choix d’une conversion en viticulture biologique
s’est
donc
imposé « naturellement »
au domaine.
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Le travail des sols
Paradoxalement, s’ils ont survécu à 150 millions d’années d’évolution géologique, les sols du Kimméridgien n’en demeurent pas moins les supports fragiles d’un microcosme délicat indispensable à la production d’un raisin de qualité.
Les apports d’engrais, le tassement excessif dû aux passages répétés des tracteurs et le recours systématique aux herbicides anéantissent les micro-organismes. Or ces derniers jouent un rôle crucial dans l’assimilation par la plante des nutriments, oligo-éléments et minéraux nécessaires à sa croissance. Plutôt que d’abreuver la plante d’engrais chimiques, le domaine a remis à l'honneur le travail des sols.
Suite à la réintégration progressive du cheval dans les vignes et à la pratique régulière de labours légers, y compris entre les pieds de vignes en prohibant totalement l’usage des herbicides et en supprimant le recours systématique aux engrais, le domaine
a privilégié l’équilibre naturel des sols. La vigne doit par conséquent plonger ses racines en profondeur, hors des variations hygrométriques de surface.
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Viticulture biologique et biodynamie
La situation septentrionale du vignoble l’expose à la pression de maladies cryptogamiques (causées par des champignons) comme le mildiou ou l’oïdium. Plutôt que de recourir à des traitements systémiques, dont les matières actives pénètrent dans le circuit de la sève qui alimente les raisins, le domaine a choisi dès 2005 de recourir aux pratiques de la viticulture biologique, et s'engage en 2011 vers la biodynamie.
Grâce à une observation rigoureuse des symptômes de maladie
à la parcelle, à l’utilisation parcimonieuse de matières naturelles comme le soufre, les tisanes de plantes, la vigne est protégée
tout
en renforçant progressivement ses défenses naturelles.
Cette méthode, déjà en vigueur dans le
Clos Béru,
s’étend progressivement à l’ensemble du vignoble.
Protégée des pesticides, la vigne abrite désormais une faune et une flore variées, qui, tout en garantissant l’équilibre naturel du milieu, contribuent au développement harmonieux de la vigne.
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Une vigne en équilibre
Ne subsistant que par l’apport naturel du sol et puisant d’abord dans ses propres défenses pour lutter
contre les maladies, la vigne fait réellement corps avec son environnement. La minéralité des sols, l’altitude
et le système climatique complexe participent à la notion de terroir, que l’approche culturale modeste et respectueuse en vigueur à Béru magnifie de manière spectaculaire jusque dans ses vins.
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